|
|
||||
|
8
|
|
|||
|
REGISTRES D
|
[i558]
aucune longueur et dissimulation au prompt recouvrement desd, cent mil livres tournois avec l'asseu-rance de la vente desd, greniers, selon qu'il est porté par led. acte ou brevet, et vous ne nous sauriez faire service plus à propos ne plus agreable que cestuy là.
"Donné à Beauvais, le xxve jour d'Octobre mil v° lviii. n
Brevet du Roy.
25 octobre.
Ensuict led. brevet.
" Au jour d'huy, xxve jour d'Octobre mil vc lviii , le Roy estant à Beauvaiz, sur certaines remonstrances qui luy ont esté faictes de la part des Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris par maistres Augustin de Thou et Claude Marcel, du nombre desd. Eschevins sur ce depputtez, a accordé, voullu et ordonné que, pour seureté du remboursement desd, cent mil livres tournois dont led. Seigneur desire estre promptement ayde et secouru d'eulx pour subvenir à l'urgente et extreme neccessilé de ses affaires pressez, lesd. Prevost des Marchans et Eschevins eussent, en la meilleure et plus prompte dilligence que faire se pourra, lever en leurdicte ville de Paris lad. somme de cent mil livres à constitution de rente sur ung ou plusieurs greniers de la charge de Normandie, ou aulre, dont leur sera faict vente et transport à telle raison aux conditions et en la forme et maniere qu'il a esle par cy devant faict pour semblable occasion et effect. Et a commandé Sa Majesté par ce present acte ou brevet qu'elle a signé de sa propre main et faict contresigner à moy, son secretaire d'Estat et de ses finances, que toutes les despesches, pro.visions, contractz et expeditions sur ce requises el neccessaires leur seroient expediées et delivrées avec toutes les seuretez en tel cas requises tant par mess™ de son Conseil et finances estans à Paris que par monsrle Cardinal de Sens, Garde des Seaulx, sans aulcune difficulté, promettant en bonne foy et parolle de Roy avoir le tout agreable, affin que lesd. Prevost des Marchans et Eschevins ne laissent, pour l'atente desd, provisions ct veriffications qu'il fauldra sur ce faire, à fournir et delivrer promptement, ainsi que dict est, es mains du tresorier de l'extraordinaire de ses guerres, me Pierre Bertrand, lad. somme de cent mil livres, n
Ainsi signé : HENBY.
Et contresigné : Duthier.
|
|||
|
le Roy cn sera contant, vous suppliant très humblement, Monseigneur, nous entretenir tousjours en la grace de Sa Majesté et à la vostre, et à tant, Monseigneur, nous piïrons le Createur vous tenir en la sienne.
"A Paris, ce xxxie et dernier jour d'Octobre mil
Ve LVIII. "
Lettres du Roy pour cent mil livres.
2 5 octobre. De par le Roy.
"Très chers et bien amez, nous avons entendu les remonstrances qui nous ont esté faictes par maistres Augustin de Thou et Claude Marcel, voz depputez, et pour ce que nous avons besoing, ainsi qu'il vous a esté ja dict et declairé de par nous, de recouvrir promptement Ia somme de cent mil livres tournois pour nous ayder à licentier noz gens de guerre estrangers, avec lesquelz autrement nous serions pour tumber en grand desordre et confusion, à ceste cause nous avons esté contant pour vous bailler seureté de remboursement desd. cm livres tournois, que vous les puissiez lever en nostre ville de Paris à constitution de rente sur ung ou plusieurs greniers de la charge de Normandie, ou autres î1', à telle raison, aux conditions et ainsi qu'il a esté par cy devant faict pour semblables occasions et effectz, dont nous vous avons faict expedier ung acte ou brevet, signé de nostre propre main et contresigné de l'ung de noz secretaires d'Estat et finances, pour sur ce estre expediées et delivrées provisions, contractz et autres despesches neccessaires avec les seuretez en tel cas requises, afin que sans attente d'icelles, vous ne faictes difficulté de donner ordre ad ce que lad. somme decent mil livres soit promptement fournye et delivrée au tresorier de l'extraordinaire Bertrand pour l'effect dessusdict. Et quant à ce lesd, de Thou et Marcel nous ont faict requeste et instance que, moyennant le fournissement de lad. somme, vous soyez tenuz quictes et exemptz de ce que vous povez devoir de lasoulde de cinquante mil hommes de pied, après en avoir eu l'avis des gens de nostre Conseil Privé, nous en ferons faire la responce, et congnois-trez tousjours que en ce que avec la commodité de noz affaires, nous pourrons faire pour vous, nous n'avons autre desir que de bien et favorablement vous traicter, mais aussi ne faillez de pourvoir sans
|
||||
|
|
||||
|
(■) Pour garantir ce nouveau prêt de cent mil livres, l'autorité royale fit abandon à l'Échevinage de g,o45 livres sur le produit des greniers à sel de Beaufort et de Loudun. (Voy. les lettres patentes du 16 novembre 1558, portant ratification du contrat de vente du 8 novembre précédent, Archives nationales, Parlement de Paris, X!* 8622, fol. 88, g5.)
|
||||
|
|
||||